Le Président de la RDC, Félix Antoinne Tshisekedi Tshilombo a passé quelques heures au Chef-lieu du Kasaï Central samedi 10 septembre 2022. Le Chef de l’Etat y était pour lancer officiellement les travaux de réhabilitation et modernisation de la route Kalambambuji d’une part, et d’autre part, lancer les travaux de la voirie urbaine de Kananga.
Seulement Félix Tshisekedi n’a pas pris parole devant ces foules de la population du Kasaï Central représentée par celle de Kananga venue nombreuse à son accueil.
Félix Tshisekedi se sent-il trahi par ses proches fils du Kasaï ou encore il n’a pas de discours à faire au Grand Kasaï pendant cette période, après multiples promesses et engagements non tenus ?

Rappel de faits
Vendredi 14 décembre 2018, au cours d’un meeting au rond-point Mukenge Sha Bantu, Commune de Kananga, Ville du même nom, le Fils de l’Opposant historique de la RDC alors candidat aux élections présidentielles, attendu et accueilli par des foules estimées en million d’habitants, avait promis de redonner du sourire à l’espace Kasaï ‘’oublié’’, selon ses propres propos.
Félix Antoine Tshisekedi avait promis de donner du courant à partir du barrage de Katende, construire la route Kalambambuji, construire des Hôpitaux et centres de santé ainsi que les écoles, réhabiliter les routes de dessertes agricoles…pour ne mentionner que ces quelques bonnes intentions que nous pouvons qualifier de ‘’promesses et engagements’’ du candidat qui deviendra, quelques jours plus tard, Président de la République.
C’est sous ce statut qu’en décembre 2021, Félix Tshisekedi se rendra encore à Kananga ; des promesses de campagnes non tenues, il a essayé de redonner l’espoir aux Kasaiens, particulièrement ceux du Kasaï Central en ajoutant encore des promesses. Promesses sur promesses… Felix Tshisekedi est rentré à Kananga pour la troisième fois, est on se demande s’il s’est fait rattraper par ses promesses non tenues. Le Chef de l’Etat au Kasaï Central n’a pas voulu se prononcer, nous pensons que le Chef de l’Etat a compris qu’il faut passer de la parole aux actes, et nous nous refusons de croire que le seul langage qu’il maîtrise ne porte que sur les promesses !
A-t-il parfois été trahi ? OUI ET NON
Oui, dans la mesure où seulement une petite poignée des proches de Félix Tshisekedi, Fils du Kasaï Central, mènent des actions concrètes et visibles dans la Région. Ils se contentent de payer des maisons en Europe ou aux USA, hormis Kinshasa et se procurer des voitures de luxe. Parmi eux, certains n’ont même pas d’habitations à Kananga. Ils louent les chambres d’hôtels quand ils séjournent à Kananga . Aucune action privée visible, alors que la Province est l’une des celles dans lesquelles le taux de chômage est très élevé, les femmes et enfants meurent faute des soins médicaux de qualité, des centaines de femmes sont victimes des violences sexuelles et celles basées sur le genre.
Non, considérant l’absence du suivi des projets initiés par le Chef de l’Etat, mais aussi le manque d’un leadership clairvoyant. Et ça ne devrait pas être imputé aux proches, mais à la source des projets ; 100 jours et Tshilejelu, pour ne citer que ceux-là, sont considérés à la fois, comme des projets mal conçus, mais aussi comme du gaspillage.
Par ailleurs, depuis sa prise de fonctions, le Gouverneur de province actuel, cadre de l’UDPS et qualifié du ‘’choix du Chef’’ tente de redonner le sourire aux populations du Kasaï central en réalisant certains projets à impact visible…cela reste encore trop dilué dans le non réalisé.
L’espace Kasaï est fatigué d’attendre sans succès la réalisation des promesses de Tshisekedi en campagne électorale, mais aussi ses engagements une fois au pouvoir. Pas d’eau ni d’électricité, pas de routes ni d’infrastructures significatives, ne serait-ce peut-être qu’en réhabilitant les vétustes…
Félix Tshisekedi n’a pas eu de discours à faire. Le Chef de l’Etat s’est réservé au risque de faire à nouveau des promesses à la veille des élections…surtout devant une population qui lui a imposé un style de discours dans le passé, à son deuxième passage ; devant les Kanangais, Félix Tshisekedi a été contre tout protocole et toute attente, contraint à avoir un échange plutôt qu’une communication à sens unique.
Le Kasai Central n’est plus conquis d’avance. Ceci profite aux audacieux ; déjà, pour les prochaines élections, deux autres candidats, Fils du Kasai Central, donnent des signaux d’ambitions à la présidentielle, quoique ressortissants d’un même territoire. Jean Marc Kabund et Delly Sessanga se sont clairement mis en face de leur frère Fatshi par un discours critique tranchant. Entre temps, les compétiteurs de 2018 n’ont pas encore dit leur dernier mot !
Fatshi bêton a intérêt !
LE STANDARD