Le Réseau des défenseurs de droits humains (RPDDH) a déposé une note de plaidoyer au procureur général du Kasaï, dénonçant les conditions de vie précaires dont sont victimes les détenus dans des maisons carcérales dans la ville de tshikapa et 5 territoires du Kasaï notamment Dekese, Mweka, Ilebo, Luebo et Kamonia.
Madame Julie Ochano, point focal de ce réseau au Kasaï, se félicite du travail abbatu et sollicite l’implication du procureur général pour statuer sur les cas des personnes ayant passé deux ans ou plus dans la prison sans connaître leurs sorts.
“Être dans la prison ce n’est pas une fatalité. Les détenus ont aussi des droit. Nous voulons une traçabilité par rapport apport à l’administration juridique et judiciaire” a-t-elle martelé.
Et d’ajouter
“On ne peut pas avoir les détenus au niveau de la prison qui ne connaissent pas leurs sorts. Dans la prison il ya plus de trois cents (300) personnes, alors que les conditions carcérales ne sont pas bonnes, ce qui serait à la base de plusieurs cas de maladies”.
Le RPDDH Kasaï s’attend à un changement des conditions carcérales et l’administration juridique et judiciaire pour que s’il y’a une sentence que les prévenus soient fixés sur leurs sorts par des jugements rendus en premier et dernier ressort en vue de désengorger la prison et d’autres maisons carcérales.
Construite avec une capacité d’accueil de 150 détenus, la prison centrale de Tshikapa, communément appelée BIBOTE compte à ce jour plus de 400 pensionnaires.
Innocent Kayembe journaliste de proximité