Prison centrale de Kananga : pénurie de vivres et de médicaments, la CNDH tire la sonnette d’ alarme

La situation à la prison centrale de Kananga devient de plus en plus préoccupante. La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) dénonce une crise humanitaire aiguë marquée par un manque criant de nourriture et de médicaments, mettant en danger la vie des détenus.

Selon la CNDH, cette situation perdure depuis la mi-février 2026. L’établissement pénitentiaire fait face à une rupture totale de stock de vivres, tandis que le dispensaire est dépourvu de tout médicament.

L’alerte a été lancée par Vincent Kayembe Tshiamumanye, coordonnateur provincial de la CNDH au Kasaï Central, à l’issue d’une mission d’enquête effectuée au sein de la prison, ainsi que de plusieurs démarches restées sans réponse auprès des autorités compétentes.

« Je suis profondément préoccupé par la situation des détenus depuis février 2026. Il y a une rupture de ration alimentaire à la prison centrale de Kananga, et le dispensaire ne dispose d’aucun médicament », a-t-il déclaré.

D’après lui, seuls les détenus ayant des proches à Kananga parviennent encore à survivre grâce à l’assistance familiale lors des visites. En revanche, ceux transférés depuis d’autres localités sont livrés à eux-mêmes, sans aucun soutien.

La situation sanitaire est particulièrement alarmante. Les détenus atteints de tuberculose ne bénéficient plus de traitement, tandis que les personnes souffrant de troubles mentaux sont abandonnées sans prise en charge.

La prison abriterait actuellement 14 mineurs, ainsi que 14 femmes, dont 3 vivent avec leurs enfants en détention.

Plus grave encore, un décès a déjà été enregistré, directement lié au manque de nourriture et de soins médicaux, selon la CNDH.
Pour cette institution, il s’agit d’une violation grave de la dignité humaine et des droits fondamentaux garantis par les textes juridiques nationaux et internationaux.

Face à cette situation critique, la CNDH lance un appel urgent aux autorités nationales et provinciales afin de rétabli l’approvisionnement en vivres et en médicaments, et éviter d’autres pertes en vies humaines.

« Les droits de l’homme doivent être respectés dans les prisons. La privation de liberté ne signifie pas la privation de dignité ni du droit à la santé », a insisté Me Vincent Kayembe Tshiamumanye.

Jean Claude Ngalamulume/Rédaction

Standard.net

Nous sommes un groupe des journalistes engagés et déterminés à fournir la bonne information vérifiable, vérifiée et précise.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *