Le Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) boucle ce mardi 15 novembre un atelier de deux jours autour de la gestion des enquêtes portant la prévention de l’exploitation et abus sexuels (PSEA).
Des responsables des organisations, des points focaux en charge de PSEA et des chargé des enquêtes des organisations membres du HCR y participent. L’objectif principal de ces assises débutées lundi 14 novembre est de renforcer les capacités des partenaires de l’UNHCR en les dotant de bases solides d’une enquête sur la préventions des abus et exploitations sexuels.
D’après la Directrice pays de l’ONG FMMDI, (Femmes main dans la main pour le développement intégral) qui participe à ces travaux avec deux de ses collègues, des agences de Nations-Unies et d’autres organisations locales ont enregistré des milliers de cas de plaintes de PSEA à travers la RDC.
“Depuis 2020, il y a plus de 70.000 cas de plaintes d’exploitation et abus sexuels. Au premier semestre de cette année, il y a eu plus de 2000 cas de plaintes enregistrées venant des agences de Nations Unies, des organisations et des ONGs. On a alors compris qu’il y’a déficit dans les enquêtes”, explique Nathalie Kambala.
La directrice pays de FMMDI préconise l’implication des spécialistes pour mener des investigations et obtenir des résultats qui peuvent aboutir à une procédure judiciaire ou administrative.
Signalons que l’UNHCR appuie ces organisations partenaires depuis des années dans le but de combattre ce fléau surtout dans les zones décrétées d’urgence humanitaire.
Joseph M