Deux semaines après l’inondation des rivières tshikapa et Kasaï, la population riveraine vit dans des conditions précaires. Plusieurs ménages passent la nuit à la belle étoile. Des maisons et écoles écroulées.
Cette situation préoccupe la société civile locale. Elle fustige ”la négligence” des services étatiques.
“Ceux qui favorisent ces dégâts, ce sont les services attitrés qui livrent des titres et autorisations de bâtir à la population sans préalablement faire une descente sur le terrain.
Ceci occasionne la construction anarchique des maisons qui ne respectent pas l’urbanisation le long des rives”, déplore Gilbert NGOYI, de la coordination de la Société civile pour la province du Kasaï.
A la suite du débordement des deux principaux cours d’eaux de Tshikapa, plusieurs familles se retrouvent sans abris. Des sinistrés ont trouvé refuge dans des églises de la ville.
La capitale provinciale du Kasaï vit également dans le noir des suites de cette catastrophe qui a inondé les installations de la centrale hydroélectrique de Lungudi. Celle-ci qui alimente la population en énergie grâce à la société Électricité du Congo ( E.D.C).
Innocent kayembe