Au lendemain de la publication du gouvernement SUMINWA, les langues se délient et se déchaînent. Les unes pour saluer et les autres pour dénoncer.
C’est le cas de l’acteur politique du Kasaï central Claudel André Lubaya. Dans sa récente chronique, le natif de Kazumba note alerte:
“Déchirée par des luttes intestines, l’union dite sacrée aura permis au peuple de découvrir sa vraie nature, ses vraies ambitions et sa vraie raison d’être.”
Et lui de renchérir : “la plateforme qui a fait main basse sur le pays de révèle six mois après comme un assemblage sans boussole, sans leadership, sans idées, sans projet et incapable de gouverner le pays.”
Lubaya wa Lubaya Claudel André voit en l’union sacrée un danger pour le pays, otage des luttes pour des postes.
“A suivre de près les agitations de ces derniers jours, l’union sacrée n’a vraisemblablement ni priorité ni urgence pour le peuple et pour le pays. Le peuple, l’USN ne connait pas. La vie chère, l’USN ne connait pas. L’angoisse nationale, l’USN ne connait pas, l’USN ne l’évoque pas. La fin de la guerre, les USN sont loin de là. L’absence d’eau, d’électricité, des routes, de sécurité et autres, ce n’est pas leur souci, ni aujourd’hui ni demain. Les gens tiennent d’abord à être servis” alarme l’ancien député national qui a fait deux mandats après plus de 7 ans passés à la tête de la province du Kasaï Occidental avant le découpage comme gouverneur.
” De quel côté de l’histoire sont passés les chantres de la consolidation des acquis?” S’interroge-t-il avant de souligner qu’en remettant en cause la nomination de leur gouvernement, les sociétaires de l’union sacrée contestent et la légitimité et l’autorité du président de la République, chef suprême de leur regroupement.
Claudel André Lubaya estime que les membres de l’USN ont une fois de plus démontré que pour eux, le salut du peuple est dans le partage du fameux gâteau, la RDC. Car ajoute-t-il, “chaque jour, les déclarations s’enchaînent. Chacun veut être ministre. Chacun veut sa part du butin après avoir participé comme complice de la fraude électorale à la présidentielle comme à d’autres élections.”
“Dans un tel chaos de positionnement, où les revendications portent sur le poids politique et la clé de répartition des postes, le peuple ne peut espérer voir ses priorités prises en compte.” S’indigne cet acteur politique qui s’inquiète davantage du fait que rien n’est prévu pour le peuple ni pour le pays, tout ne se résumant qu’en nombre de postes à décrocher ou à attribuer à l’Union sacrée.
Il déplore par ailleurs le fait que l’USN n’ait pas de programme commun, moins encore un brouillon. Pire encore, personne ne menace de quitter la coalition si les attentes des populations ne sont pas intégrées dans le prochain programme du gouvernement, lequel programme n’existe pas selon Lubaya.
Et lui de conclure : “A cette allure, c’est naufrage politique à l’horizon le plus proche qui n’autorise personne à rester insensible pour laisser faire une association de personnes sans aucune vision pour le pays, continuer de s’amuser avec notre destin commun.”
Pour lui, le pays a déjà souffert de fraudes électorales. Il ne peut continuer à crouler sous le poids de l’imperitie de ses dirigeants.
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