Kasaï-Central : les travaux antiérosifs du projet PURUK redonnent espoir aux habitants de Kananga

Lancés en janvier dernier à Kananga, les travaux de lutte antiérosive réalisés dans le cadre du Projet d’urgence et de résilience urbaine de Kananga (PURUK) évoluent de manière satisfaisante sur plusieurs sites érosifs de la ville. Financés à hauteur de 100 millions de dollars américains par la Banque mondiale depuis 2023, ces travaux suscitent déjà soulagement et espoir au sein des populations riveraines.

Dans plusieurs quartiers de la ville, les habitants saluent l’effectivité des interventions après plusieurs années de peur, d’isolement et de dégâts causés par les ravins.
Sur l’avenue Tabora, au quartier Nganza Sud dans la commune de Nganza, l’entreprise Zengwei procède actuellement au remblayage d’un important ravin qui menaçait les habitations et compliquait la circulation des habitants. Les riverains se réjouissent de voir enfin des solutions concrètes être apportées à leurs difficultés quotidiennes.

« On souffrait parce qu’il n’y avait pas de passage. Certains enfants tombaient dans le ravin et se fracturaient. Mais aujourd’hui nous sommes contents parce que le passage devient facile », témoigne Lorata Kayembe.

Même satisfaction pour Alphonsine Tshiamala, qui évoque un véritable soulagement pour les familles de la zone.

« On avait peur de mourir dans le ravin. On était déjà isolés. Aujourd’hui nous glorifions Dieu », déclare-t-elle.

Non loin de là, d’autres travaux antiérosifs sont exécutés autour d’un ravin qui menaçait plusieurs infrastructures communautaires importantes, notamment l’école primaire Mukoleshi 2, la paroisse Saint-Martyrs ainsi que le centre de santé du même nom.

L’infirmière Adolphine Mitshindu rappelle les conséquences de cette érosion sur les activités sanitaires du centre.

« On avait peur parce que notre centre pouvait s’écrouler dans le ravin. Et à cause de ce ravin, nous avons raté beaucoup d’opportunités auprès des partenaires qui ne savaient pas nous atteindre. Certains malades ne pouvaient même pas venir ici », explique-t-elle.
Les interventions du projet PURUK se poursuivent également sur les sites érosifs de l’UKA, Lukonga ainsi que Nganza, dans le quartier Mobutu.

Malgré cette avancée saluée par la population, des acteurs de la société civile appellent les responsables du projet à accélérer l’exécution des travaux et à étendre les interventions à d’autres zones de Kananga. Selon eux, la ville reste fortement exposée aux risques environnementaux avec plus de 800 têtes d’érosion recensées à travers la province.

Jeff Mbuyi

Standard.net

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