La Coordination nationale de développement et de suivi des investissements (CONADESI) au Haut-Katanga est au centre d’une vive polémique liée à des accusations d’escroquerie financière.
Selon plusieurs dénonciations, malgré les contrôles déjà effectués auparavant par l’ancienne coordonnatrice, de nouvelles exigences financières continueraient d’être imposées aux agents et citoyens. À peine nommé coordonnateur provincial, Franck Kabund serait, avec un certain Seigneur Tshimpaka, impliqué dans une pratique consistant à exiger une somme de 5 000 francs congolais pour des opérations de contrôle.
Ce dernier, d’après certaines sources locales, aurait déjà été cité dans plusieurs dossiers d’escroquerie dans la province du Haut-Katanga, toujours en lien avec les activités de la CONADESI. Ces pratiques se feraient, selon les mêmes sources, avec la complicité présumée de certaines autorités de la structure basées à Kinshasa.
Face à cette situation, la section de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), fédération de Lubumbashi, affirme avoir saisi l’autorité suprême, Félix Tshisekedi. Le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, aurait à son tour instruit le secrétaire permanent, M. Katumbayi, de prendre des mesures urgentes pour mettre fin à ces pratiques jugées frauduleuses.
Selon les plaignants, cela fait plus d’une année que la CONADESI est opérationnelle dans le Haut-Katanga, sans résultats visibles, alors que des contributions financières sont régulièrement exigées auprès des populations locales, sans transparence sur leur utilisation ni retombées concrètes en termes d’emplois ou de rémunération.
En guise de protestation, le parti présidentiel annonce l’organisation d’une marche pacifique ce vendredi 10 avril 2026 à Lubumbashi, si aucune solution n’est apportée par les autorités compétentes de Kinshasa.
Rédaction